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« En fait, le dollar [de 1944] ne saurait être traité comme une autre monnaie : il est par excellence la monnaie-clef du système, le soleil autour duquel s'organisent les autres monnaies satellites » - Henri Bourguinat (1987 - Les vertiges de la finance internationale)
Selon DENIZET (1985), à l'origine, les accords de Bretton Woods de 1944, qui ont abouti sur le choix du « Gold Exchange Standard » d'Harry DEXTER WHITE, ne prévoyait pas de faire du dollar le pivot du système. Il souligne qu'ils impliquaient plutôt une coopération entre les différents états membres. En effet, chaque s'était engagé à maintenir des parités à plus ou moins 1% soit en intervenant sur le marché des changes, soit en achetant et en vendant de l'or pour régler les transactions internationales. La crédibilité des accords de Bretton Woods devait donc émaner de règles de comportements et d'un esprit de coopération.
Williamson préconise de fixer un niveau de change qui permette un équilibre macroéconomique en étant ni trop haut pour permettre la compétitivité, ni trop bas, de façon à ne pas avoir des importations trop élevées. Pour l'expliquer de façon plus rigoureuse, le taux de change d'équilibre est celui qui rend compatibles les équilibres interne et externe. L'équilibre interne étant défini comme une production égale à la production potentielle. Et l'équilibre externe que l'on peut définir non pas comme un solde nul du compte courant, mais comme celui qui serait compatible avec des besoins de financement soutenables à moyen terme
(« ancrage mobile » ou « parité glissante ») consiste, à partir d'un ancrage de la monnaie nationale sur une monnaie ou un panier de monnaies étrangères, de réajuster régulièrement sa parité afin de compenser les écarts liés à l'inflation. C
En 1987, les accords du Louvre sont signés, alors que cette dépréciation est considérée comme trop importante par les membres du G7. L'objectif est d'enrayer la baisse du dollar provoquée par les accords Plaza. De la même façon, il s'agira d'une hausse concertée du dollar. Cette analyse s'appuie sur les sciences économiques et notamment la théorie des zones cibles formulée par John Williamson (The economic institutions of capitalism, 1985). [...]. Ce concept du taux de change d'équilibre est donc le taux de change calculable qui concilie croissance et équilibre extérieur. Bien entendu, ces accords sont maintenus secrets afin d'éviter la spéculation. Cet accord fonctionna bien dans un premier temps, mais la collaboration entre les principales puissances se réduisit parce que les pays concernés privilégièrent assez rapidement leurs intérêts individuels.
C'est un très bon exemple de la coopération de l'époque. Cela prouve que, dans la globalisation financière, l'action concertée est quelque chose de très positif. On peut dire que la coordination mondiale aujourd'hui, c'est le G7, un peu le G20 aussi plus large qui inclut des pays émergents. Le système international aujourd'hui n'en est finalement pas un. Ce non-système donne lieu à des concertations qui portent notamment sur le fonctionnement des marchés financiers et des mouvements de capitaux.
Le krach boursier de 1987 sur le marché obligataire provoque un effondrement comparable, en importance, à celui de 1929. C'est une crise importante, mais uniquement boursière, à une époque où les économies se relèvent stimulée par la croissance américaine. Les Banques Centrales doivent intervenir pour accroitre la liquidité et éviter la catastrophe de 1929. Il faut que la Banque Centrale ouvre le robinet monétaire pour éviter l'effondrement bancaire. Dès octobre 1987, la FED, ainsi que les Banques Centrales des pays développés injectent des liquidités et ainsi évitent la catastrophe : la crise systémique / bancaire.
Le crawling peg [...]Cette solution est souvent utilisée par les pays en rattrapage qui souhaitent se prémunir contre l'effet Balassa-Samuelson le temps de leur rattrapage, avant de se diriger vers des changes fixes voire adhérer à une union monétaire. L'euro est ainsi une monnaie d'ancrage, qui a permis à Malte ou à la Pologne de « s'accrocher » à elle avant de rejoindre l'UEM. Le flottement administré (ou « flottement impur ») a été théorisé par John WILLIAMSON. Il s'agit d'un système de changes flottants dans lequel les banques centrales se concertent régulièrement pour intervenir sur les taux de change. Les interventions ponctuelles et / ou coordonnées des banques centrales informent donc les marchés sur la parité considérée comme souhaitable.
dans le cadre des accords Plaza, les pays du G5 (USA, Japon, France, Royaume Uni, Allemagne) décident d'organiser une baisse concertée du dollar. Conjointement, les banques centrales de ces pays interviennent sur le marché des changes afin de déprécier le cours du dollar américain par rapport à ceux du yen et du mark allemand.
les états de la communauté européenne décident de ne plus soutenir le dollar. Ils poursuivent le resserrement de 2,25%, mais laissent les monnaies remonter : « le serpent sort du tunnel » (la France est sortie deux fois du serpent, en 1974 et en 1976).
Le régime des changes flottants n'est pas un frein au commerce international. En effet, les variations fortes des monnaies depuis les années 1970 n'ont pas contracté le commerce mondial. Bien que la croissance du commerce mondial ait ralenti, l'ouverture des pays s'accroît. Par ailleurs, la sophistication des produits financiers éviterait les aléas des taux de change flottants : possibilité de se protéger face aux fluctuations des changes par les contrats à termes par exemple
Les vertiges de la finance internationale, 1987
Il permet d'abord un ajustement automatique des déséquilibres. Un déséquilibre de la balance des paiements provoque un ajustement monétaire précis et bénéfique pour le pays, en cas de changes flottants. Friedman pense que le marché est plus précis et progressif. Ceci est d'autant plus efficace en cas de chocs. Lors du choc pétrolier de 1973, dans un système de change fixe, les pays n'auraient pas pu tenir car il est impossible de tenir la stabilité et de déterminer une dévaluation qui soit juste etcorrecte.
sous l'impulsion du nouveau Président de la FED (Federal Reserve System,) Paul Volker, la décision de contrôler strictement la masse monétaire est prise, Cela revient à s'attaquer vraiment à l'inflation par la hausse des taux d'intérêt. De 1973 à 1979, les États-Unis, comme beaucoup d'autres gouvernements, sont désarmés par cette combinaison inflation/stagnation. En effet, les leviers de la politique économique ne fonctionnent plus correctement : les relances créent de l'inflation
L'abandon du système de Bretton Woods ainsi que le choc pétrolier d'octobre 1973 vont provoquer de fortes fluctuations monétaires. Alors que le dollar valait 3,85 francs en 1973 il n'en vaut plus que 10,60 francs en 1985 et 5,90 francs dans les années 1990.
Malgré des difficultés, le système a assuré une stabilité des monnaies et une croissance du commerce international sans précédent. Cette stabilité a joué un grand rôle dans la croissance des trente Glorieuses. De plus, le pays dont la monnaie est une devise internationale (ici, le dollar) tire un avantage considérable de cette situation, car sa monnaie est recherchée pour des raisons de commerce international (la majorité des échanges se réalisant en dollars).
Toutefois, l'augmentation des taux d'intérêt, crée du chômage. En France la relance initiée par Chirac en 1975, précède à la politique de rigueur de Raymond Barre, pour qu'en 1980 ait lieu une seconde politique de relance. Aux USA, cette politique très rigoureuse va avoir une certaine efficacité : effet sur l'inflation. Les États-Unis ne vont pas tellement, durant ces années-là, connaitre la récession car cette politique monétaire restrictive va s'accompagner d'une politique budgétaire expansive (déficit budgétaire qui soutient la demande). Le fait de varier les deux leviers s'appelle un « Policy mix ». La présidence de Reagan va être marquée par une politique budgétaire en contradiction avec ses principes, car celle-ci sera expansive. Les États-Unis connaitront une croissance forte au début des années 1980 par une politique de déficit budgétaire qui s'accompagnera cependant d'une
Entre ces deux extrêmes on retrouve des régimes intermédiaires comme les parités dites « fixes » (comme le SME) - dans lesquelles le cours d'une devise est fixé par un étalon - les parités dites « glissantes » qui consistent à rattacher la monnaie nationale à un panier constitué des devises des principaux partenaires commerciaux et à laisser glisser son taux de change en fonction du différentiel d'inflation moyen entre les monnaies pour garantir le maintien de la compétitivité-prix des produits nationaux.
Reconnus officiellement dans le cadre des accords de Kingston en janvier 1976, ils officialisent la démonétisation de l'or. Les pays n'ont plus le droit de définir leur monnaie par rapport à l'or. Trois systèmes sont possibles : le flottement pur / l'alignement / régimes intermédiaires. Attention : le flottement n'est pas un système monétaire international à part entière il s'agit au contraire d'un non-système.
consiste à rattacher avec une parité fixe sa monnaie à une devise étrangère (comme le dollar) ou à plusieurs devises (on parlera dans ce cas de « currency board ») cette politique d'alignement/ancrage, est particulièrement utilisée en Amérique du Sud ou en Asie.

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